Politique intérieure

Maurice bénéficie depuis son indépendance en 1968 d’une authentique démocratie (avec des élections régulières qui ont permis quatre fois l’alternance), ainsi que d’une presse vive et de qualité. Non bipartisane, la vie politique est caractérisée par le jeu d’alliances entre des partis dont l’audience repose assez largement sur des bases communautaires.

« L’Alliance Sociale », formée autour du Parti Travailliste a remporté les élections législatives du 3 juillet 2005, provoquant une nouvelle alternance. Elle dispose d’une majorité claire pour gouverner (42 sièges sur 70). Son leader, Navin RAMGOOLAM (qui a avait déjà été chef de l’exécutif de 1990 à 1995) a été nommé Premier ministre le 5 juillet, et succède à Paul BERENGER.

Les élections municipales du 2 octobre 2005 ont également consacré la victoire de « L’Alliance Sociale » avec l’élection de 122 conseillers municipaux sur les 126 sièges à pourvoir. Les cinq municipalités ont ainsi changé de camp.

La création d’emplois, le développement du secteur du tourisme, les restructurations des filières textile et sucre et la diversification de l’économie figurent parmi les dossiers prioritaires du nouveau gouvernement.

Les principaux partis d’opposition restent le MMM (Mouvement Militant Mauricien, 10 députés), le MSM (Mouvement Socialiste Mauricien, 12 députés) et le PMSD (Parti Mauricien Social Démocrate, 2 députés). Ils forment un groupe parlementaire unique. Le chef de l’opposition en titre est Paul Bérenger. Ils ont formé un groupe parlementaire unique emmené par l’ancien Premier Ministre Paul Bérenger (MMM) jusqu’au 4 avril 2006, date de la démission de ce dernier de son poste de leader de l’opposition. Le chef de l’opposition en titre est, depuis, Nandho BODHA (MSM).

Les deux partis rodriguais sont représentés au parlement national (2 députés chacun).